Les études universitaires
Pouvant aller de trois ans pour le bachelier de transition en traduction et interprétation, à cinq ans pour le master en interprétation, la formation s’effectue dans les Hautes Ecoles. Le programme inclut l’histoire, la philosophie, la psychologie, la sociologie, la politique, le droit et les langues, autant de matières qui demandent une grande motivation et un esprit bien disposé. En effet, le métier exige que la personne qui l’exerce ait une passion pour les relations humaines, une vaste culture générale et une résistance à toute épreuve. Elle sera souvent appelée à se déplacer à l’étranger, à travailler à des horaires très variés et à subir toutes sortes de pressions relatives aux exigences du travail et à l’ambiance dans laquelle elle doit pratiquer.
Les débouchés
Souvent, les interprètes auront à intervenir dans d’importantes rencontres internationales, à caractère diplomatique où toute erreur serait inexcusable. Les organismes internationaux comme l’Organisation des Nations Unies ayant des ramifications à travers le monde ont également recours à leurs services pour faciliter leur travail auprès des interlocuteurs nationaux. L’interprétation peut également avoir lieu lors d’une négociation ou d’une séance de médiation entre de hautes personnalités qui parlent des langues différentes au cours desquelles les discours, les documents de travail et tout autre support de communication doivent être traités et retranscrits dans les langues et termes des intervenants. L’interprète peut aussi intégrer une organisation ou s’établir à son propre compte pour l’exercice de son activité.
Les clés pour réussir dans le métier d’interprète
Il ne suffit pas de savoir parler plusieurs langues pour devenir interprète puisque le métier va au-delà d’une simple traduction car travailler avec des personnes de différentes nationalités, de cultures diverses exige une grande richesse intellectuelle. Avant chaque intervention, l’interprète doit prendre connaissance du sujet à traiter et se documenter pour bien maîtriser les vocabulaires à utiliser. Quels que soient les conditions de travail et l’environnement dans lesquels elle doit exercer, l’interprète doit avoir une forte capacité de concentration et d’analyse. Tout en évitant d’émettre ses avis personnels, elle est appelée à développer sa perspicacité pour décoder les messages cachés. Par ailleurs, la manière de se tenir, de s’exprimer ainsi que l’articulation des mots comptent également pour réussir dans ce métier.
