Les différents métiers d'interprètes
Sur le plan technique et dans le cadre des métiers, plusieurs types d'interprétations existent. Une première forme est l'interprétation consécutive, qui consiste d'abord à prendre note du discours de l'orateur et à le synthétiser, et ensuite, à l'interpréter dans la langue de réception. Cette pratique se rencontre souvent dans des regroupements restreints, comme les négociations entre dirigeants ou comités d'entreprises par exemple. L'interprétation simultanée, par contre, voit l'orateur et l'interprète parler en même temps, exigeant un maximum de concentration de la part de ce dernier. Elle est surtout pratiquée dans de grandes réunions multilingues, et les moyens mis en oeuvre seront beaucoup plus conséquents et complexes, tels que les microphones et les écouteurs liés à des cabines d'interprètes. Une variante de cette méthode, sans la nécessité de ces moyens, est le chuchotage, où l'interprète parle directement à l'oreille de son client.
Par ailleurs, sous un autre angle, on peut aussi faire une distinction entre une interprétation de liaison et celle de conférence. La première intervient généralement dans des situations de contact bilatéral à nombre restreint de participants, tandis que la seconde se pratique dans des contextes plus élargis comme les congrès, les colloques ou les séminaires internationaux.
En outre, on évoque le rôle particulier d'un interprète social, qui consiste, non seulement à assurer la compréhension entre les interlocuteurs, mais aussi à se constituer médiateur entre les parties. Il intervient essentiellement dans des cas spécifiques, comme celui relatif à une procédure de demande d'asile par exemple.
Enfin, au niveau des statuts, un premier groupe, qui est majoritaire, est constitué des interprètes indépendants, dits également interprètes "free-lance". Le second est formé des salariés d'un groupement quelconque, généralement de grande envergure. La plupart des entreprises et des organismes internationaux adoptent ce principe de traitement, à l'exemple de la Commission Européenne, qui compte parmi ses personnels un peu moins de 500 interprètes.
Les formations requises
Dans l'Hexagone, ce sont les Hautes Ecoles qui assurent la formation des futurs interprètes. Celle-ci fait partie des enseignements de niveau universitaire long, dont la durée est de 5 ans, avec un tronc commun de 3 ans validé par un "bachelor de transition en traduction et interprétation", suivi de deux années sanctionnées par un "master en interprétation".
