Parfois, il y a des citoyens qui ont des besoins matériels spécifiques, particuliers, propres à eux. Certes la vie en société moderne nous « contraint » à faire des dépenses à la fois inutiles et préjudiciables à nos finances. Mademoiselle Georgette est une jeune femme de trente et un ans. Elle est célibataire et en plus elle aime – le mot est pesé – la vie « solitaire ». C'est une jeune femme dont la personnalité est un peu excentrique, très particulière et presque insolite. Heureusement qu'on peut être à la fois irrationnel et performant. Mademoiselle Georgette travaille comme directrice de la communication dans une grande société. Elle habite à Paris, dans son propre appartement de grand standing. Cet appartement, elle l'a acquis en deux mille cinq grâce à un crédit immobilier ; elle doit pour cela payer une mensualité de remboursement assez importante vu le prix élevé de l'appartement. Chez elle, mademoiselle Georgette dispose de presque tout pour une vie intérieure la plus confortable possible, et surtout, en relation avec sa personnalité. Dès qu'elle a pu s'installer dans son appartement, elle s'est offerte de très beaux meubles, coûteux, acquis à crédit dans un grand magasin de meubles : canapé et fauteuils modulables en cuir, table basse haut de gamme, bibliothèque en palissandre, un lit, une armoire et une « coiffeuse » de grande classe…, bref, du mobilier de luxe. Effectivement mademoiselle Georgette aime le luxe. Elle n'hésite pas à se payer un tableau d'art de quelques milliers d'euro, par exemple. La jeune femme dispose naturellement de tout le confort matériel électronique : téléviseur écran plat, lecteur DVD, chaîne Hi-fi… qu'elle a acheté avec ses économies. Après quoi elle recommence à épargner. Classique et logique. Là où mademoiselle Georgette est quelque peu irrationnelle, c'est surtout en ce qui concerne son apparence physique et vestimentaire. Comme nous allons le voir, elle donne une immense importance à son corps et sa tenue vestimentaire, au point de dépenser beaucoup d'argent, de façon excessive même pour cela. On ne connait pas ses motivations, mais mademoiselle Georgette a récemment fait une chirurgie esthétique pour affiner son corps. Elle a subi des interventions notamment sur son buste et aussi sur la partie inférieure de son corps. La chirurgie esthétique est effectivement un phénomène qui s'intensifie, qui devient de plus en plus « à la mode ». L'offre crée la demande. De nombreuses techniques sont à la disposition des clients, du « lifting » léger à la chirurgie proprement dite. Pourquoi mademoiselle Georgette a recouru à la chirurgie esthétique. La réponse ne regarde qu'elle, comme elle le dira. Mais l'opération, assez coûteuse et qui nécessite d'ailleurs des « séances d'entretien », a dû, une fois de plus, être financée grâce à un crédit personnel. Celui-ci n'a pas été totalement dépensé par cette chirurgie, mais mademoiselle Georgette trouve toujours une utilisation à toute somme d'argent dont elle dispose. Elle aime par exemple s'offrir de belles chaussures dont le prix est nettement au dessus de l'abordable. Quand elle a été presque satisfaite de son opération de chirurgie esthétique, elle achète une voiture, enfin. D'ailleurs elle n'en peut presque plus de marcher à talons aiguilles entre son appartement et le taxi ou le métro…. Elle acquiert sa voiture en « location avec option d'achat », un système par lequel elle a dû verser un premier loyer important, qui sera suivi par cinquante neuf autres petits loyers étalés sur plusieurs années. La dernière « folie dépensière » de mademoiselle Georgette est lorsqu'elle décida, à la fin de l'année deux mille six, de se payer de nouveaux vêtements et accessoires haut de gamme, ainsi que quelques bijoux en or, qui lui auront coûté les yeux de la tête. Elle a pris un crédit revolving avant les fêtes de fin d'année pour satisfaire ces désirs coûteux et presque excentriques. Dépenser des milliers d'euro pour des vêtements…. Mais ça ne regarde qu'elle et c'est aussi son droit. Mademoiselle Georget est logiquement criblée de mensualités. Celles-ci représentent alors plus de trente pourcent de son budget mensuel. La situation est critique pour elle. Mais une solution existe pour résoudre ses difficultés : le rachat de crédit, auquel elle recourt dès qu'elle se rend enfin compte de ses excès. Toutes les démarches nécessaires ayant été effectuées, mademoiselle Georgette obtient un crédit unique dans le cadre du rachat de ses crédits en cours, mais sans que le crédit immobilier y soi inclus. Elle obtient une réduction de cinquante cinq pourcent de la mensualité de remboursement, qu'elle devra payer pendant huit ans. Mademoiselle Georgette reçoit également une trésorerie de dix mille euro. Le rachat de crédit représente pour elle une utilité très importante. Mais il lui a permis également de se rappeler à l'ordre dans ses dépenses.
Publié le 30 November 1999 |  rachat de crédit 1
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